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À LA POURSUITE D’OCTOBRE ROSE… TOUTE L’ANNÉE !

Ça y est le mois d’octobre est fini et avec lui « Octobre rose », le mois consacré à la lutte contre le cancer du sein.

Créé il y a 25 ans aux États-Unis pour promouvoir la prévention et le dépistage du cancer du sein, l’opération traîne derrière elle son cortège de détracteurs qui lui reprochent sa récupération commerciale parfois ou le militantisme de ses partisans souvent… des médecins en général.

Rançon du succès pour une opération qui donne une grande place aux patients et qui mobilise chaque année autour d’une pathologie qui tue encore bien trop souvent.

Le cancer du sein est le plus fréquent chez la femme (1 sur 8 sera affectée au cours de son existence) – 54 000 nouveaux cas sont diagnostiqués et environ 12 000 personnes en meurent chaque année*.

C’est la première cause de mortalité pour les femmes en France** mais grâce aux progrès diagnostiques et thérapeutiques, le taux de survie progresse et ce sont près de 650 000 femmes*** aujourd’hui qui ont eu cette expérience d’un cancer du sein.

Un mois de mobilisation c’est bien mais ce n’est pas suffisant.

C’est tous les jours qu’il faut se mobiliser notamment pour s’assurer que les femmes (et les hommes aussi même s’ils ne représentent que 1 % des cas***) soient bien informés sur la pathologie et ses thérapeutiques.

Informer c’est aussi lutter contre la défiance et les idées reçues de plus en plus fréquentes dans le domaine de la santé.

C’est tout l’objet de la tribune de Natacha Espié, présidente de l’association de patients EUROPA DONNA France, publiée cette semaine dans le Huffington Post  pour rappeler l’importance de l’information et de l’échange entre patients.

Une problématique essentielle alors qu’à l’ère du digital l’accès à l’information n’a, semble-t-il, jamais été aussi simple.

Mais ne dit-on pas « trop d’information, tue l’information » ?

L’adage n’a jamais été aussi vrai et dans le domaine de la santé cela génère perte de confiance et incompréhension chez les patients.

 

Avant tout être auprès des patient(e)s

 

Défendre, informer, échanger… c’est l’affaire de tous rappelle Natacha Espié dans sa tribune.

La maladie isole, elle stigmatise, elle effraie… il est donc essentiel d’accompagner celles et ceux qui sont touchés pour leur permettre de mener ce combat au quotidien.

Associations de patients, professionnels de santé, pouvoirs publics, médias, industriels. Tous ont un rôle à jouer auprès des patient(e)s pour :

 

  1. Défendre l’intérêt et les droits des femmes et garantir l’accès à des soins de qualité.
  2. Informer en utilisant tous les canaux de diffusion : sur les sites Internet des associations de patients, sur les sites gouvernementaux, par les médias, par l’organisation de colloques supportés par des professionnels et des associations reconnues.
  3. Échanger et accompagner les femmes et leurs proches.

 

C’est ainsi qu’Europa Donna multiplie les actions.

Lors de l’opération Octobre rose avec de nombreux événements pour sensibiliser et mobiliser mais aussi tout au long de l’année avec, par exemple, les « Café Donna » qui permettent aux patient(e)s et à leur entourage de se réunir et d’échanger sur la maladie et ses conséquences.

Ce besoin d’accès à une information plus globale en cancer vient d’être mis en lumière dans une étude qualitative réalisée à Gustave Roussy et publiée récemment dans le « Global Journal of Health Science » .

Certes l’information médicale est importante mais les patients ont besoin aussi d’autres types d’informations notamment en ce qui concerne l’organisation du parcours de soins.

L’étude conclut que la formation des professionnels de santé est essentielle pour informer les patients mais ce n’est pas suffisant.

L’introduction d’autres sources d’information est nécessaire pour répondre à un large éventail de besoins des patients.

Permettre une décision éclairée

Informer le patient, c’est lui donner les clefs pour participer aux décisions qui le concernent.

Concernant les options thérapeutiques bien sûr. Et dans le cancer du sein elles sont nombreuses : chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie et/ou hormonothérapie.

Mais aussi en amont pour ce qui est du dépistage et de la prévention.

Le dépistage par exemple a été mis en place en 1994 et généralisé depuis 2004 en France. Les femmes entre 50 et 74 ans sans facteurs de risques particuliers bénéficient d’un examen clinique des seins et d’une mammographie de dépistage tous les 2 ans.

Pour celles qui ont des antécédents ou des prédispositions, le dépistage peut être fait avant 50 ans.

Cela fait partie des recommandations de la H.A.S. – Haute Autorité de Santé.

Il est important de rappeler l’importance de dépister car plus le cancer est pris tôt, plus les taux de survie sont importants****.

Mais il reste du ressort de chacun(e) de décider s’il souhaite se faire dépister aussi. L’examen peut faire peur ou il n’est pas sans conséquence.

Des associations comme Europa Donna informent sur le sujet mais elles ne sont pas les seules.

L’INCA, l’Institut National du Cancer, a lui aussi réalisé cette publication pour informer les patient(e)s sur le dépistage et ses bénéfices/risques.

S’il est admis que la multiplication d’expositions aux rayons X lors des dépistages peut générer des cancers radio-induits, « le nombre de décès évités avec le dépistage est largement supérieur au risque de décès par cancer radio-induit » précise le document.

Comme toujours en santé, il faut bien avoir conscience de cette notion de balance bénéfices/risques. D’où l’importance de bien informer les patient(e)s afin de leur permettre de prendre des décisions éclairées.

 

Du diagnostic au traitement

 

La radiologie prend une place croissante dans le domaine du cancer.

Présente dès le dépistage, elle est de plus en plus utilisée aussi dans le cadre du suivi des traitements.

C’est pour cela qu’il y a quelques semaines la S.F.R., Société Française de Radiologie, et l’INCa ont signé un accord cadre d’une durée de 4 ans pour formaliser les relations partenariales déjà établies entre l’Institut et les radiologues.

L’objectif de ce partenariat est ainsi d’améliorer le parcours de santé en cancérologie, en particulier dans les domaines du dépistage des cancers, du diagnostic et du traitement, au travers de la formation, de la recherche et de l’innovation.

Sont aussi à noter les incroyables progrès techniques qui accompagnent les traitements, notamment ceux observés dans le domaine de la radiothérapie, avec des outils de plus en plus précis et de plus en plus robotisés qui travaillent en temps réel pour s’adapter aux mouvements du patient et cibler au plus près les tumeurs.

C’est le cas, par exemple, des solutions mises en place par la société américaine Accuray.

Cette société issue de la Silicon Valley est née de la vision d’un neurochirurgien diplômé d’Harvard et professeur à Stanford, John R. Adler, qui a eu l’idée en 1987 d’adapter un robot venu du monde industriel automobile pour la radiothérapie.

La robotique médicale était à ses balbutiements.

D’abord dans la chirurgie en 1985 avec la Mayo Clinic aux USA qui réalise les premières opérations chirurgicales avec un robot médical guidé par imagerie scanner.

Puis dans la radiothérapie guidée par l’image qui permet d’irradier avec une grande précision la tumeur sans endommager les tissus sains situés autour d’elle.

Pour ce faire l’appareil va analyser une grande masse de données et d’images en temps réel pour s’adapter en permanence aux mouvements du patient, notamment à sa respiration et s’assurer de ne cibler, avec une extrême précision, que les tissus/cellules souhaités.

De la modélisation 3D, de l’analyse en temps réel, un bras robotisé… l’innovation technologique est présente à tous les niveaux pour apporter des solutions performantes pour les patient(e)s.

J’irai bientôt à la rencontre des équipes d’Accuray pour vous raconter l’histoire de cette société qui va fêter ses 30 ans et qui révolutionne la prise en charge des cancers.

 

Digitalement vôtre,

Lionel REICHARDT / Le Pharmageek

Post réalisé en partenariat avec Accuray France

 

Sources :

*http://invs.santepubliquefrance.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-chroniques-et-traumatismes/Cancers/Donnees-par-localisation/Cancer-du-sein

** http://www.e-cancer.fr/Professionnels-de-sante/Les-chiffres-du-cancer-en-France/Epidemiologie-des-cancers/Les-cancers-les-plus-frequents/Cancer-du-sein

***http://m.rohlim.fr/sites/default/files/files/Actualites/2015/observatoire-societal-des-cancers-rapport-2014.pdf

**** http://www.e-cancer.fr/Comprendre-prevenir-depister/Se-faire-depister/Depistage-du-cancer-du-sein/De-50-a-74-ans