« #MoiPatient, j’aimerais qu’on fasse un peu plus attention à ne pas rejeter les idées nouvelles qui sont peut-être un petit peu étonnantes mais qui dans certains cas fonctionnent », Guillaume Riottot, Fondateur de TransDigital
07/01/2017
« #MoiPatient, j’aimerais avoir un dossier santé informatisé », Fabrice Vezin, blogueur – Le Monde de la e-santé
14/01/2017

« #MoiPatient, j’aimerais que la technologie soit enfin utilisée pour ce qu’elle peut faire au lieu d’être uniquement le sujet de conversations », Roger Simard, pharmacien et entrepreneur québécois

Alors que la santé est l’une des préoccupations majeures des français, elle est semble pour autant oubliée dans les campagnes électorales de nos présidentiables de 2017…

Avec #MoiPatient, reprenant l’anaphore de François Hollande en 2012 « Moi Président »,  nous donnons la parole au patient que nous sommes tous…

Roger Simard, pharmacien et entrepreneur québécois, partage avec nous sa vision du #MoiPatient.

« Moi patient, d’une pharmacie par exemple, je m’atteindrais à ce que quand je sorte de ma voiture à proximité de ma pharmacie, mon smartphone sache que je suis près de ma pharmacie. En tant que patient, je voudrais que ce smartphone me pose des questions à savoir qu’est-ce que je vais faire là et que mes réponses déterminent, soit par machine learning, soit par la pharmacienne où les techniciens de la pharmacie, que je suis là, qu’ils m’attendent avec une tablette pour commencer à y répondre. Si je viens comme patient pour renouveler mes médicaments, ils seraient déjà prêts. Toute cette transaction là en fait n’aurait pas à prendre place. Moi comme patient, je n’aurais pas à sortir mon portefeuille, je n’aurais pas non plus à donner mon nom parce qu’on saurait que je suis déjà entré dans la pharmacie. Moi comme patient, ce que je voudrais c’est qu’à partir du moment où je prends des médicaments à la pharmacie, que deux jours plus tard on m’envoie un texto pour me poser la question à savoir « comment ça va ? », et qu’à partir des réponses que moi comme patient j’ai données, que le système apprenne que chez moi comme chez plusieurs autres le même effet secondaire s’est produit et qu’on commence à bâtir une base de données intelligente sur les effets secondaires en temps réel, dans une population réelle et non basée sur des monographies de produits qui ont été écrites à partir d’essais cliniques réalisés quand les personnes prenaient un médicament. Donc moi patient, ça me rassurerait si mon enfant qui prend une antibiothérapie pour une otite par exemple, si je savais qu’une journée plus tard on m’envoyait un texto pour savoir comment mon enfant réagissait et qu’immédiatement je pouvais réagir si jamais ce qui se passait chez mon enfant n’était pas normal. Moi patient, j’aimerais être accompagné non seulement quand je suis à la pharmacie mais j’aimerais avoir l’impression que lorsque je ne suis plus à la pharmacie je continue d’être accompagné.  Et j’aimerais que toutes mes informations de santé que je génère avec mes wearables que j’ai présentement sur le corps ou avec les questionnaires que je remplis, j’aimerais que ce carnet de santé là soit avec moi en tout temps, qu’il soit complètement portable, et que tous les professionnels de la santé qui ont à gérer ma santé y aient accès d’une façon extrêmement conviviale. Donc moi patient ce que j’aimerais c’est que la technologie soit enfin utilisée pour ce qu’elle peut faire au lieu d’être uniquement le sujet de conversations. »

Si vous aussi vous souhaitez partager votre #MoiPatient, envoyez-nous votre vidéo ou prenez contact avec nous pour la réalisez sur notre plateau : lionel(at)reichardtonline.com en précisant bien en objet #MoiPatient.