#Radioactivité en #santé : la médecine sous un nouvel éclairage

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#Radioactivité en #santé : la médecine sous un nouvel éclairage

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Deuxième pots pour accompagner la campagne « Radioactivité en santé : et si on en parlait ! » de EDF.

Cette campagne a pour objectif d’informer le grand public et les professionnels de santé sur l’apport des rayonnements en médecine et sur le cadre réglementaire mis en place pour assurer la radioprotection de tous les acteurs exposés.

 

 

Lorsque en 1895 le physicien allemand Wilhelm Conrad Röntgen découvre des rayons qui permettent de rendre visible l’invisible, il les nomme du nom de l’inconnue en mathématiques : les rayons « X ».

Il recevra le premier prix Nobel de physique pour cette découverte pour laquelle il faudra attendre encore 15 années supplémentaires pour en comprendre le mécanisme.

Il publie sa découverte le 28 décembre 1895 sous le titre « A propos d’une nouvelle sorte de rayons ».

Le jour même ou les frères Lumière organisent à Paris la première projection cinématographique.

 

Comment aurait il pu imaginer 100 ans plus tard que les deux découvertes n’en feront plus qu’une pour bouleverser la médecine moderne ?

 

Exemple TEPSCAN

Des champs d’application de plus en plus nombreux.

 

«Aujourd’hui la radiologie est indispensable pour tous nos confrères cliniciens pour établir un diagnostic. Il n’y a pratiquement pas de pathologie où on ne se serve pas de la radiologie. Toute l’information diagnostique provient de la radiologie »

 Pr Yves-Sebastien CORDOLIANI – Radiologue, Hôpital privé de Parly 2

 

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En radiographie conventionnelle cela concerne essentiellement les radiographies pulmonaires, la sphère de l’osthéo-articulaires et la traumatologie mais aussi la radiologie dentaire quasiment systématique pour permettre aux dentistes de réaliser leurs soins.

A cela se rajoute les possibilités apportées par les scanners et la médecine nucléaire.

 

En moyenne, les actes de diagnostic médical conduisent en France à une dose efficace égale à environ 1,6 millisievert (mSv) en moyenne par an et par individu. Bien moins que l’exposition naturelle à laquelle chacun d’entre nous est soumis qui est évaluée à 2,4 mSv par an.

 

Mais chaque examen correspond à une exposition différente. D’une équivalence de15 jours d’exposition au rayonnement naturel pour une radio pulmonaire à deux ans pour un scanner thorax/abdomen… et parfois plus pour des examens plus lourds.

Mais cela reste des doses considérées comme faibles.

 

L’INRS, l’Institut National de Radioprotection et de sureté Nucléaire vient d’ailleurs de publier son rapport « ExPRI » relatif à l’exposition de la population française aux rayonnements ionisants liée aux actes de diagnostic médical réalisés en 2012.

Ce rapport, publié tous les cinq ans, actualise l’édition précédente qui concernait l’année 2007.

Il analyse cette exposition par modalité d’imagerie (radiologie conventionnelle, dentaire, scanner et médecine nucléaire), par région anatomique explorée, par âge et selon le sexe du patient.

Exposition de la population française aux rayonnements ionisants liés aux actes de diagnostic médical en 2012

 

44% de la population française a bénéficié d’au moins un acte en 2012 et ce sont plus de 81 millions d’actes d’imagerie médicale qui ont été réalisés à présent.

Les scanners à eux seuls représentent plus de 70% de la dose totale délivrée alors qu’ils ne pèsent que 10% du nombre d’actes réalisés.

Quant aux radio dentaires même si très nombreuses (34% des actes) elles ne représentent que 0,2% de la dose totale délivrée.

Tous ces éléments sont repris de façon fort simple dans les vidéo de la campagne « Radioactivité en santé : si on en parlait ! » mis en place par le Conseil scientifique de EDF.

 

Les P.C.R. : ils en connaissent un rayon !

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Dés la découverte des rayons X, les médecins ont compris l’intérêt que cela pouvait avoir dans leur exercice notamment en diagnostic.

Dès la Première Guerre mondiale des unités mobile de radiologie ont été mises en place pour aider les interventions chirurgicales au plus près du front.

Marie Curie et sa fille ont d’ailleurs formé bon nombre des manipulateurs de l’époque.

 

RADIOLOGIE 1914

Mais rapidement aussi les médecins se sont aperçus que la manipulation des rayons X nécessitait de prendre des précautions.

Antoine Béclère, pionnier de la radiologie et père de la radiologie française, a été parmi les premiers à alerter sur le sujet.

Lui même atteint de radiodermite, il a dû être amputé de 4 doigts suite à des expositions trop fréquentes et non protégées.

Il fera parti en 1928 des radiologues à l’initiative de la création du Comité International de protection contre les rayons X et le radium.

 

La radioprotection était née.

 

Aujourd’hui la radioprotection s’est étendue aux usages médicaux et industriels des rayonnements ionisants.

 

En France, la radioprotection est définie par la loi comme

« la protection contre les rayonnements ionisants, c’est-à-dire l’ensemble des règles, des procédures et des moyens de prévention et de surveillance visant à empêcher ou à réduire les effets nocifs des rayonnements ionisants produits sur les personnes, directement ou indirectement, y compris par les atteintes portées à l’environnement »9.

 

Pour le Code de la santé publique, c’est l’

« ensemble de mesures destinées à assurer la protection sanitaire de la population et des travailleurs au regard de l’exposition aux rayonnements ionisants. Elle satisfait les trois principes fondamentaux que sont la justification, la limitation et l’optimisation »10

Elle relève de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) devenue depuis mai 2006 une autorité administrative indépendante, avec l’appui technique de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Cette dernière entité est placée sous la tutelle conjointe de différents ministères.

Source : WIKIPEDIA 

 

Cette radioprotection est assurée au sein de chaque établissement concerné par des personnes dédiées et formées en conséquence.

 

Ces personnes sont appelées des P.C.R. : Personne Compétente en Radioprotection.

 

Article 17 du décret du 2 octobre 1986

« … la manipulation et l’utilisation de sources radioactives ou générateurs électriques de rayonnements ionisants doivent toujours s’effectuer sous la surveillance d’une personne compétente… »

 

La Personne Compétente en Radioprotection est obligatoire depuis 1986 pour tout établissement détenant ou manipulant des sources de rayonnement ionisant (modifié par les articles R231-106 du décret du 31 mars 2003 et R4456-1 du décret du 7 mars 2008).

 

Il y a près de 20 000 P.C.R. en France.

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Pour comprendre ce que peut être le travail d’un P.C.R. au sein d’un hôpital je vous invite à regarder l’interview de Nadine GUILABERT – PCR, Responsable du service de Radioprotection à Gustave Roussy, Villejuif.

 

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Et pour aller plus loin et voir ce que peut être le rôle aussi d’un P.C.R. en milieu industriel je vous invite à regarder cette vidéo de la campagne « Radioactivité en santé : si on en parlait ! ».

 

 

Voilà..moi j’ai appris beaucoup de chose grâce à cette campagne EDF.

 

La radioactivité et la radioprotection vont de pair et contribuent toutes les deux à notre santé.

 

Lors de mon prochain rendez vous chez le dentiste ou ma prochaine radio je ne verrais surement pas les choses de la même façon ! Et vous ?

 

Futur is friendly !

 

Lionel REICHARDT / Le Pharmageek

Post réalisé en partenariat avec Capital Image et EDF