SANOFI donne un coup de pouce à la Santé Publique

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SANOFI donne un coup de pouce à la Santé Publique

Andréa LIMBOURG

Andréa Limbourg

SANOFI donne un coup de pouce à la Santé Publique

Le 2 octobre dernier, se tenait le 9ème FORUM SANTE PUBLIQUE sur le thème de «Ces maladies dites silencieuses ».

Ces Maladies dites Silencieuses

Ces Maladies dites Silencieuses

 

Un moment fort pour échanger sur ces maladies qui font souvent beaucoup de bruit dans la vie des patients qui en souffrent.

Preuve que le sujet est important, le post que j’ai écrit sur ce thème pour parler de plusieurs campagnes autours des maladies invisibles a été énormément diffusé avec plus de 700 partages sur Facebook !

Et Toi, tu te bats pour quoi ?

Et Toi, tu te bats pour quoi ?

Du jamais vu, merci.

 

Et cette 9ème édition du Forum Santé Publique a tenu ses promesses.

Les tables rondes et les interventions étaient riches à la fois en terme de contenu et d’émotions.

Vous pouvez retrouver les moments forts de cette journée dans ce storify ou le Sumrise de Sanofi.

Tout au long du Forum Santé Publique plusieurs startups ont aussi eu l’occasion de présenter leurs projets aux plus de 200 participants présents et la journée a été marquée par deux représentations du « Théâtre du vécu », une troupe de comédiens jouant de vrais morceaux de vie de patients.

Une journée qui aborde les questions et les problèmes avec des regards d’experts autour des questions de santé publique et une vraie ambition de décloisonner pour faire avancer les différents acteurs notamment lorsque la question des changements de comportements est abordée.

Question essentielle et occasion de découvrir la méthode « Nudge » déjà utilisée aux Etats-Unis.

Une journée passionnante.

 

La parole patient au cœur de la journée.

Pour introduire cette journée, parole est donnée aux patients à travers cette vidéo :

 

Un moment fort à travers le prisme de l’expérience de patients diabétiques ou souffrant d’hypercholestérolémie familiale qui évoquent le vécu de leur maladie au quotidien.

De l’annonce de la maladie « ça m’est tombé sur la tête ».. « je me suis pris une claque ».. au vécu quotidien de leur pathologie, les patients partagent de façon très touchante leur rapport à leur maladie.

Un rapport complexe dans lequel, bien qu’ils ne se sentent pas malades, les patients trouvent beaucoup de contraintes au premier rang desquels se trouve la question des changements hygiéno-diététiques.

Ce ressenti se retrouve dans l’étude menée par OpinionWay pour Sanofi.

Opinion Way pour Sanofi

Opinion Way pour Sanofi

 

Ce rapport complexe à leur pathologie peut aussi parfois conduire le patient à arrêter le traitement.

C’est le cas de 50% des patients souffrant d’hypercholestérolémie familiale à un an, selon Éric Bruckert, Chef de service, service d’endocrinologie-métabolisme de l’hôpital Pitié-Salpêtrière.

Mais pourquoi ?

Pour Eric Bruckert, les médecins sous estiment la difficulté de prendre un traitement à vie et l’acceptation d’un traitement à vie est un processus complexe.

Pr Eric Bruckert

Pr Eric Bruckert

 

Pour lui la réponse se trouve dans le croisement de la médecine avec les sciences humaines et il travaille avec des sociologues sur certains programmes.

C’est alors le concept de « désutilité » qu’il faut travailler : le prix qu’on accepte de payer (en terme de traitement, d’impact sur la qualité de vie,..) pour quel(s) bénéfice(s) en retour..

Pour Cynthia Fleury, philosophe et titulaire de la première chaire de philosophie créée à l’hôpital, le patient bien que ne se sentant pas malade doit accepter la prise de son traitement.

Cynthia Fleury

Cynthia Fleury

 

« La maladie est tout sauf un sentiment familier, cela n’a pas à être là. Le déni n’est pas une conduite suicidaire » ajoute t elle.

Le déni pour elle est un sentiment d’autoconservation dans une négociation permanente du patient avec lui-même..

La pédagogie joue un rôle essentiel alors pour éviter au patient de contracter contre lui-même et d’arrêter son traitement dans un processus irréversible de « rentrée » en maladie.

Pour Cynthia Fleury, il s’agit là d’un vrai combat individuel.

 

Ce que confirme Andréa Limbourg, Vice-présidente de l’Association des diabétiques de Paris (AFD 75), qui ajoute même que la maladie n’est pas une identité.

Andréa LIMBOURG

Andréa LIMBOURG

 

Mais si les constats sont là il faut que les choses changent ! C’est en tout cas ce que vont venir dire les deux intervenants suivants.. une mère de famille atteinte d’HF et un professeur de nutrition.

Chez Véronique Lemaître, l’hypercholestérolémie est une affaire de famille.

Elle en aura payer le prix fort avec la mort de son fils et le message qu’elle passe est simple: il faut dépister et rappeler au patient que la maladie est grave sans être anxiogène.

Pour Serge Halimi, professeur de nutrition, cela ressemble à un coup de gueule sur le diabète :

« 30 ans que j’entends ça ! ».

En 30 ans, pour lui, on est passé d’une maladie ignorée à une maladie « fardeau économique ».

Pour lui, il faut prendre le patient dans son ensemble et pas juste sous l’éclairage de la maladie.

 

Cette parole de patients enfin, nous l’entendrons aussi dans les scénettes jouées par la troupe du Théâtre du vécu.

Un projet né de la rencontre d’un médecin diabétologue de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière et d’un metteur en scène qui met en scène des textes écrits par de vrais patients diabétiques de type 1.

Si vous ne connaissez pas je vous invite à regarder ce reportage fait par BFM sur ce sujet il y a quelques temps.

 

Le Théâtre du Vécu

Le Théâtre du Vécu

 

 

Le changement c’est maintenant

CHANGER .

C’est le maître mot pour beaucoup de pathologies ; mieux manger, plus bouger,… autant de choses que chacun d’entre nous, même sans être patient, essaye de faire au quotidien mais qui peut s’avérer difficile à mettre en place.

CHANGER. 7 lettres pour une réalité souvent dure à mettre en place.

 

C’est ce que vont venir nous expliquer brillement deux intervenants spécialistes du marketing social et de l’influence sur les comportements.

Pour Sandrine Raffin, fondatrice de Linkup, il faut adopter une logique de changement sans contrainte.

Sandrine Raffin

Sandrine Raffin

 

Et même si elle rejoint E Bruckert sur « le prix à payer » pour elle l’essentiel est de projeter les bénéfices attendus.

Pour autant rappelle t elle c’est la « méthode des petits pas » qui s’applique afin de garder la confiance et la motivation du patient.

Elle évoque alors 4 clés du changement comportemental :

  • les petits pas
  • connaître son objectif idéal
  • agir sur l’environnement
  • travailler sa motivation

 

Olivier Oullier, Professeur de psychologie, de neurosciences et des systèmes complexes à Aix-Marseille Université, évoque les sciences de l’engagement notamment en matière de santé publique.

Pour lui, avoir la connaissance, ce n’est pas suffisant pour changer un comportement.

Certains mots vont avoir plus d’impact que d’autres et surtout notre cerveau fonctionne à la récompense. Alors il faut mieux parler des sujets de façon positive et plus miser sur l’irrationnel que sur l’injonction.

Olivier Oullier s’interroge sur le pourquoi on ne demande pas plus aux experts du changement de comportement de travailler sur les messages qui sont passés en matière de santé et rappelle que la plus grande innovation en matière de communication santé n’est pas technologique mais serait de remettre l’humain au cœur des dispositifs.

Des interventions passionnantes qui ont toutes deux mentionné l’ouvrage « Nudge – La méthode douce pour inspirer la bonne décision » (en anglais : ‘Nudge: Improving Decisions about Health, Wealth, and Happiness »).

Un livre écrit par Richard Thaler économiste à l’université de Chicago et par Cass R. Sunstein professeur à l’université de droit de Harvard. Le livre se fonde sur des recherches en psychologie et en économie comportementale pour défendre l’idée d’un paternalisme libéral et des techniques actives dans le domaine de ce que les auteurs appellent l’« architecture du choix ». (WIKIPEDIA)

- Nudge -

– Nudge –

 

Nudge  (« le coup de coude », « le coup de pouce ».. si l’on voulait traduire cela en français) ou le « nudging » est terriblement d’actualité puisque Barrack OBAMA a fait des sciences sociales et comportementales une priorité de son administration.

Il a même créé une équipe dédiée «  Social and behavioural sciences team » (SBST) aussi appelée « Nudge unit ».

Cette équipe, montée en 2014, vient de rendre son premier rapport en septembre 2015.

Elle a à ce jour complété une quinzaine de pilotes dont certains dans le domaine de la santé.

Tous les pilotes n’ont pas donné les résultats escomptés mais ils participent tous à la construction de nouvelles approches en terme de communication et d’impact sur les changements de comportement.

Barrack OBAMA vient de confirmer la « Nudge unit » comme partie intégrante de la Maison Blanche.

Mais cette démarche n’est pas nouvelle.

David Cameron avait monté une équipe identique (Behavioral Insights Team – BIT) en Grande-Bretagne dès 2010 avec des résultats très intéressants sur des sujets divers : augmentation du nombre de donneurs d’organe, doublement des candidatures à l’armée, réduction de l’évasion fiscale ou renforcement des mots de passe.. autant de réussite compilées dans le rapport publié récemment par la BIT.

En 2011, un groupe d’étudiants de l’Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique en a même fait son sujet de mémoire : « Le « nudging » : un nouveau paradigme pour la santé publique ? »

 

Encore une édition passionnante pour ce 9eme Forum Santé Publique de Sanofi qui va se prolonger de deux manières :

  • en région, puisque le Forum va faire un tour de France à la rencontre des acteurs de santé en région
  • sur le groupe LINKEDIN Forum Santé Publique que je vous invite à rejoindre pour contribuer aux échanges et débats sur ces thématiques.

 

Tous ensemble, donnons un coup de pouce à la santé publique !

 

Digitalement vôtre

Lionel REICHARDT :Le Pharmageek

Post réalisé en partenariat avec SANOFI

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