DE « ONE HEALTH » A « ONE E-HEALTH » la santé animale se connecte pour améliorer notre santé #onehealth #hcsmeufr

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DE « ONE HEALTH » A « ONE E-HEALTH » la santé animale se connecte pour améliorer notre santé #onehealth #hcsmeufr

DE « ONE HEALTH » A « ONE E-HEALTH » la santé animale se connecte pour améliorer notre santé

La santé de l’homme a toujours été proche de celle des animaux et souvent menacée par elle ; C’est de ce constat qu’est né il y a quelques années, le concept de « One Health » une santé globale unique qui réunit la santé humaine, la santé animale et l’environnement.

L’émergence de nouvelles maladies infectieuses transmises par l’animal à l’homme est une menace régulière pour la santé publique, l’antibiorésistance et sa lutte rapproche aussi les 2 mondes.

Par ailleurs, les élevages sont des sources et des réserves en protéines pour l’alimentation humaine ils sont menacés en permanence par des crises sanitaires de grande ampleur qui peuvent rompre l’équilibre alimentaire de toute une région.

Ces sujets d’actualité seront abordés le 7 juillet à Castres pendant l’Université de la e-santé, au cours de laquelle une demi-journée sera consacrée à la santé animale et au développement de solutions connectées destinées à améliorer la santé des animaux.

La transmission des agents pathogènes de l’animal à l’homme, une vraie menace

INFOGRAPHIE OIE UNE SEULE SANTE ONEHELATH PHARMAGEEK

Les crises sanitaires récentes ont montré qu’un problème sanitaire animal peut menacer la santé humaine, avec de lourdes conséquences sur l’économie et l’environnement.

Tous les ans, 5 nouvelles maladies infectieuses sont découvertes chez l’homme. 60 % des maladies humaines infectieuses connues sont d’origine animale (75 % des maladies humaines émergentes sont dues à des agents pathogènes animaux). Que ce soit par transmission alimentaire (maladie de la vache folle, salmonelloses), par transmission vectorielle (fièvre du Nil occidental, fièvre de la vallée du Rift, encéphalites à tiques), ou encore par simple contact (rage), les possibilités de transmission interspécifique sont multiples et demandent une approche collaborative entre les secteurs de la santé animale et de la santé humaine pour prévenir et contrôler ces infections.

Le bon état sanitaire des animaux d’élevage garantit l’équilibre alimentaire mondial qui est précaire alors qu’on estime que d’ici à 2030 les besoins en protéines animales devraient augmenter de 50 %. Aujourd’hui les différentes pathologies animales sont à l’origine de 20 % des pertes de production animale.

Au niveau international, d’après la Banque mondiale une pandémie grave réduirait la production de près de 5 % du produit intérieur brut, ce qui entraînerait une grave récession économique.

Dans les pays en développement, les maladies animales constituent une menace directe pour la sécurité alimentaire, la nutrition et les revenus des communautés rurales tributaires de l’élevage.

L’antibiorésistance, une préoccupation mondiale et globale.

INFOGRAPHIE OIE ANTIBIOTIQUES ANIMAUX ONEHEALTH PHARMAGEEK

Parallèlement à l’utilisation massive d’antimicrobiens en santé humaine et animale ces dernières décennies, le monde fait face à une accélération de l’émergence des résistances antimicrobiennes. Or la découverte de nouveaux traitements n’est pas suffisante pour lutter contre toutes les bactéries, chez l’homme et chez l’animal. Il est donc vital de garantir un accès approprié à des antimicrobiens efficaces pour traiter les maladies animales, protéger la santé humaine, et garantir la sécurité alimentaire. La mondialisation des échanges de marchandises alimentaires, du tourisme classique ou médical permet de plus aux bactéries résistantes existantes ou en devenir de coloniser facilement toute la planète quelles que soient les mesures préventives appliquées localement : les comportements à risque d’un pays sont donc susceptibles de mettre en péril l’efficacité et la disponibilité des antibiotiques sur l’ensemble de la planète. Le concept « one health » (une seule santé) est essentiel, avec 60 % des agents pathogènes dangereux pour l’homme qui sont d’origine animale, les hommes et les animaux partagent les mêmes bactéries, qu’il convient impérativement de combattre et de prévenir aux échelles nationale, régionale et mondiale. Limiter l’apparition de phénomènes d’antibiorésistance nécessite donc une harmonisation mondiale et intersectorielle des stratégies et mesures visant à mieux coordonner les politiques de santé humaine, de santé animale et d’environnement.

One health , une seule santé

Dès avril 2010, la FAO, l’OIE et l’OMS ont réaffirmé l’importance et l’utilité de cette approche ONE HEALTH sur « le partage des responsabilités et la coordination des actions globales pour gérer les risques sanitaires aux interfaces animal-homme-écosystèmes ». Le concept ne se limite pas aux zoonoses, mais englobe l’ensemble des pathologies ayant un impact sur la santé publique et la sécurité alimentaire. Cette approche intégrée de la santé, nommée One Health, repose essentiellement sur le renforcement des collaborations entre santé humaine, santé animale et gestion de l’environnement.

 BERNARD VALLAT OIE ONEHEALTH PHARMAGEEK

Le Docteur Bernard Vallat, qui a dirigé pendant plus de 15 ans l’organisation mondiale de la santé animale (OIE) a été à l’origine de ce concept, il a largement contribué à sa vulgarisation et à la mise en place de structures de surveillance dans les 180 pays membres actifs. Il interviendra le 7 juillet en introduction de la session e-santé animale à Castres (Université d’été de la e-santé) .

Le rapprochement de la santé animale et de la santé de l’homme et l’inclusion des solutions connectées pour les animaux dans un programme e-santé est une grande première en France , c’est un univers riche de projets variés qui reste à découvrir .

 

Tout ce qui permet de mieux gérer les maladies infectieuses des animaux permet de mieux contrôler l’émergence de nouvelles pathologies chez l’homme.

Dès aujourd’hui, les capteurs, les données d’élevage et leur analyse permettent de repérer puis de circonscrire les foyers infectieux et de prendre des mesures d’isolement des animaux touchés.

 Les progrès apportés par la recherche et le développement de nouvelles solutions connectées destinées à la surveillance, la prévention et le traitement des maladies animales participent directement à l’amélioration de la santé publique.

Article rédigé par ANNICK VALENTIN-SMITH @AValentinSmith

Membre du « Collectif Pharmageek »


 

Pour sa 10ème édition l’Université d’été de la e-santé ouvre ses portes à la santé animale ! Cette initiative originale va permettre aux participants tout au long de l’après-midi du 7 juillet de découvrir et se familiariser avec le monde connecté de la santé animale. La santé animale est une préoccupation des autorités et du grand public. Les besoins et les attentes sont très importants. Si le marché de la e-santé animale semble en retard par rapport à celui de la e-santé humaine, il est bien en plein développement. Des solutions connectées permettent depuis des années d’améliorer la santé des animaux d’élevage, des objets connectés sont maintenant proposés aux propriétaires de chiens, de chats et à leurs vétérinaires.

Retrouvez le communiqué de presse de l’Université d’été de la e-santé

CP e-santé animale

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Sources :

  1. OIE – World Organization for Animal Health –  site web : www.oie.int/fr/
  2. Direction générale De la mondialisation, Du Développement et Des partenariats : Position française sur le concept «one health/une seule santé » : pour une approche intégrée de la santé face à la mondialisation des risques sanitaires